Vers un FEQ sans autobus ni traversiers
À 24 heures du lancement du 57e Festival d’été, des menaces de grève planent toujours sur la traverse Québec-Lévis et sur le Réseau de transport de la Capitale (RTC). Le maire de Québec prévient que si la grève au RTC se concrétise, les déplacements seront nécessairement plus longs et plus lents. Tout n’est pas encore joué. Le RTC indique que les négociations se poursuivent mercredi et jeudi. L’organisation précise que l’annonce d’une grève, si elle se confirme, sera faite en milieu d’après-midi jeudi. Même si la grève est prévue pour minuit, tout indique pour l’instant que les services d’autobus en fin de soirée seront maintenus. Dans un message envoyé aux abonnés, le RTC invite les utilisateurs du transport en commun à se tenir informés des derniers développements sur le site web de l'organisation ou sur l'application Nomade temps réel. Bruno Marchand, maire de Québec Photo : Radio-Canada On ne sacrifie pas le FEQ. On veut que ça se règle, que ça se règle le plus vite possible, mais pas à n'importe quel prix. Selon le maire de Québec, il ne fait aucun doute que les employés d’entretien du RTC, comme l’avaient fait les chauffeurs en 2023, utilisent le FEQ comme levier dans les négociations. Il y a deux ans, la grève avait été évitée in extremis, tout juste avant le début de l’événement. Bruno Marchand espère un dénouement à la dernière minute encore cette année, mais il prévient qu’il n’a pas l’intention de Le chef de l’opposition est lui aussi d’avis qu’il est Claude Villeneuve estime que leurs demandes salariales ne sont pas réalistes. Il remet aussi en doute les capacités du directeur général du RTC, Nicolas Girard, à mener ces négociations à terme. Claude Villeneuve, chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec Photo : Radio-Canada C'est bancal à plusieurs égards dans le dernier mandat. Ça me fait de la peine de le dire, mais depuis la nomination de Nicolas Girard, il y a beaucoup de difficultés. Le chef de Claude Villeneuve se questionne aussi sur la capacité du Réseau de transport de la Capitale à exploiter un éventuel tramway lorsque le projet sera complété. À l'Équipe priorité Québec, Stevens Mélançon déplore que le RTC se retrouve une fois de plus acculé au pied du mur. Je ne pense pas que ça va être l'asile. Je pense que ça suppose de la complexité pour beaucoup de personnes
, tempère néanmoins Bruno Marchand en reprenant le message lancé plus tôt cette semaine par la Ville de Québec et par les organisateurs du FEQ.
fléchir
devant les moyens de pression exercés par le syndicat. Selon le RTC, les demandes d’augmentations salariales des employés s’élèvent à 30 % sur cinq ans.Rupture de confiance avec la direction
évident
que les employés d’entretien visent spécifiquement le FEQ comme stratégie
de négociation. Je trouve dommage qu'on prenne les citoyens en otages comme ça.

Québec d’abord
s’étonne notamment de cette condamnation récente du RTC pour avoir suspendu sans raison valable la présidente du syndicat. Cette bévue aura coûté 40 000 dollars en dommages punitifs à l’organisation. « C'est quoi, cette histoire-là de suspension de la présidente du syndicat? C'est du stuff de junior. Moi, je suis en rupture de confiance avec la direction du RTC. »Si t'es pas capable de t'assurer que les autobus circulent, comment peux-tu gérer un tramway? C'est la question.
C’est le jour de la marmotte. […] C’est dommage d'avoir un blitz à la dernière minute : on aurait pu faire avancer ça avant
, déplore l’élu de Beauport.
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